30 juillet. 23h40
30/7/2009
Quelques mouettes, des ciels roses, des enfants, des fesses rondes. Un été surtout marqué par la maladie. Écrire devient de plus en plus difficile ; en tâtonnant dans l'ombre, les mains trouvent de moins en moins de garde-fous auxquels se raccrocher. Rien que rochers coupants, courses aveugles ; rarement plus loin que l'écœurement.
Il me semble que je n'ai jamais aimé personne dans ma vie. Imaginez un peu. Comme j'ai peur.
On me servit l'amour sous forme de tripes froides. Ce n'est pas un plat qu'on puisse manger froid, mais on me l'avait apporté froid. Je ne me suis pas plaint, mais il était froid. Impossible de le manger froid, mais c'est froid qu'il était venu. Imaginez un peu. Comme j'ai peur. Et peut-être que sans cet effroi-là, il n'y aurait vraiment plus rien.
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